Suicide airlines, bonjour...

15/04/2013 19:26
Les médecins savent a priori mieux qu'une simple secrétaire tatillonne si ils sont aptes à passer une IRM. Sauf quand ils ont commencé leur carrière dans la première moitié du siècle. Celui d'avant. Ce qui donne :
- Bonjour, j'ai besoin d'un rendez-vous d'IRM en urgence pour mon dos.
Pas s'il vous plaît, pas de de si c'est possible, pas de je souffre le martyr... nous, forcément, on tergiverse. Les rendez-vous d'IRM vont de trois semaines à six mois selon les régions. La mienne est chanceuse, on est vers les trois semaines. Sauf qu'on a un système ant -rendez-vous mal donnés qui consiste à faire remplir un questionnaire aux patients et à reclamer leur ordonnance. Je lui demande donc de me fournir tout cela par fax (croyant, dans ma grande naïveté, qu'il était toujours en exercice). Que nenni ! Il se met donc à râler qu'il est médecin, qu'il est un ancien pratiquant de la clinique, que je me débrouille. Qu'à cela ne tienne, j'empoigne un questionnaire et vais pour le lui faire remplir au téléphone. Première question :
- avez-vous un Pace-Maker ?
Réponse : oui....
J'ai pensé très très fort : merci de venir vous suicider chez nous !
En pratique je lui ai rappelé que s'il y a une contre-indication absolue à l'IRM c'est bien le pace-maker (bien qu'aujourd'hui certains soient compatibles, avec des manipultions compliquées). Merci docteur, au revoir docteur, je vous passe le scanner !
Il m'avait bien énervée celui-là...